La position du Vajrasana, appelée aussi posture du diamant ou du coup de foudre, est dédiée à la méditation. Elle permet d’acquérir calme et confiance tout en procurant des bienfaits sur le corps, notamment au niveau du dos. Nous vous donnons tous les secrets de cette technique de yoga.

Le Vajrasana, qu’est ce que c’est ?

Le terme “Vajrasana” provient du sanskrit, une langue indo-européenne. Le mot “Vajra” (वज्) signifie “coup de foudre” ou “diamant” et le mot “Asana” (आसन) se traduit par “posture”. Le Vajrasana est une posture à genoux qui peut être utilisée pour méditer ou pour prier. Habituellement, les asanas se font à jeun, mais cela n’est pas obligatoire pour cette position en particulier. Elle peut même être réalisée directement après une collation, car elle est reconnue pour favoriser la digestion. On dit habituellement que réaliser des exercices de respiration (comme le Pranayama, le Kapalabhati et l’Anulon Vilom) dans cette position permet au corps de devenir fort comme un diamant.

Les bienfaits du Vajrasana

La pratique régulière du Vajrasana possède de nombreux atouts, aussi bien physiques que mentaux.

Elle modifie le flux sanguin en réduisant celui qui se dirige vers les jambes et en augmentant celui de la zone digestive, augmentant ainsi l’efficacité globale du système digestif. Cette asana participe aussi à renforcer les muscles du cou, du dos et de la poitrine. Elle dilate la poitrine, ce qui a pour effet de soulager les problèmes pulmonaires. C’est aussi une alliée de taille pour la digestion, ce qui permet de résoudre les problèmes de constipations, d’acidité, mais aussi de prévenir l’apparition d’ulcères. Pour les personnes rencontrant des souffrances au niveau des lombaires ou de sciatique, la posture du diamant renforce le dos, ainsi que les muscles pelviens.

Côté bien-être, c’est une des meilleures positions à adopter pour réaliser ses séances de méditation. Le Vajrasana est une pose stable et ferme, très bien adaptée à la méditation. Pour arriver à un état méditatif, il faut pratiquer de nombreuses fois, afin de vaincre la douleur dans les jambes. Il faut aussi chasser toute agitation présente dans son esprit. Une fois que l’on arrive à réaliser des sessions de méditation efficaces, on peut réguler son stress, son anxiété et diminuer ses problèmes d’insomnies. Une pratique régulière permet d’augmenter son niveau d’attention et l’efficacité de sa mémoire.

Au final, le Vajrasana est une combinaison parfaite de renforcement du corps et de concentration de l’esprit.

Quelles précautions pour le Vajrasana ?

La position du Vajrasana n’est pas une posture compliquée. Cependant, il est recommandé de ne pas la réaliser si l’on souffre de problèmes au niveau des genoux. Elle est aussi déconseillée si l’on souffre au niveau des vertèbres inférieures de la colonne vertébrale.

Il est préférable pour les femmes enceintes qu’elles gardent les genoux un peu écartés lors de l’asana afin de ne pas provoquer de la pression sur l’abdomen. L’aide d’un professeur de yoga est vivement conseillée si l’on souffre de problèmes au niveau des intestins, de hernies ou d’ulcères.

Maîtriser la posture

Le vajrasana est accessible aux novices du yoga, car la position est relativement simple. L’idéal, pour les débutants, est de commencer avec des séances de 5 à 10 minutes, sans répétition. La posture va renforcer les jambes et le dos, ainsi qu’étirer les chevilles, les cuisses, les genoux et les hanches.

On commence déjà par s’agenouiller, en prenant soin d’étirer la partie inférieure de ses jambes vers l’arrière, et en faisant en sorte que les gros orteils finissent par se croiser. On s’abaisse ensuite, de manière à ce que les fesses se posent sur les talons et les cuisses sur les mollets. On positionne ensuite ses mains sur ses genoux et on regarde en avant, en maintenant sa tête absolument froide.

Une fois installé dans la bonne position, il faut alors se concentrer sur sa respiration. On inspire et on expire en profondeur : il faut réussir à être pleinement conscient de la façon dont l’on respire. Une fois la séance terminée, on étire ses jambes vers l’avant puis on réalise un bon massage des chevilles, des genoux et des mollets.

Avec le temps et beaucoup de pratique, il est possible d’aller jusqu’à 30 minutes confortablement dans cette asana. Les débutants doivent, en premier lieu, travailler lentement et progressivement sur l’augmentation de la force des muscles du bas du dos. En effet, une fois que cette zone est renforcée, la pression sur la respiration va automatiquement diminuer. Cela permettra d’aller plus loin dans la pose, en pratiquant sa version “avancée” ou d’en augmenter la durée. Il faut cependant être patient ! Si on pousse davantage que son corps ne peut prendre, alors les avantages procurés par la Vajrasana seront affaiblis.

Pour les experts

Si vous maîtrisez très bien le Vajrasana, vous pouvez tenter l’une de ses variations, qui demande un niveau avancé : la Supta Vajrasana. Pour réaliser cette position, une fois que vous êtes assis, il faut se pencher en arrière et placer ses avant-bras, ainsi que ses coudes, sur le sol. Vous devez ensuite cambrer votre colonne vertébrale et votre cou, afin que la couronne de votre tête touche aussi le sol.

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